Inauguraldissertation Wikipedia France

Le retable des Clarisses (en allemand Klarenaltar ou Clarenaltar) est un retablepolyptyque du XIVe siècle, à double paire de volets, conservé dans la cathédrale de Cologne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le retable date du milieu du XIVe siècle, et a été repeint à la fin du siècle. Il est considéré comme l'une des premières manifestations, avec le graduel de Johannes von Valkenburg, de l'École de Cologne de peinture. C'est aussi l'un des premiers retables à caisse avec tabernacle. Deux autres retables similaires sont le retable de sainte Ursule, dans l'abbaye cistercienne de Marienstatt, daté également de 1350 environ, et le retable d'or (« Goldaltar ») de l'église Notre-Dame de Oberwesel, peut-être un peu antérieur.

Le retable a été créé entre 1340 et 1360 ou 1370, et se trouvait à l’origine dans l'église Sainte-Claire du couvent de l'ordre des clarisses (de), consacrée en 1347[1]. Le couvent lui-même est fondé entre 1297 et 1304. Il est destiné aux filles et femmes de la haute bourgeoisie locale et aussi de la noblesse des régions environnantes. Le couvent était alors l'un des plus riches de Cologne ; ses membres venaient des familles les plus aisées et étaient richement dotées. Le monastère était réputé pour son rôle spirituel, mais aussi pour ses manuscrits, dont certains réalisés sur place, sous la direction notamment de Doppa de Speculo vers 1350[2]. La construction de l'église est commence en 1336 ; on rapporte des dommages dus à une inondation en 1343, achevée enfin en 1347[3]. À la sécularisation, le couvent est dissout en août 1802. L'église Sainte-Claire est démolie en 1804 et le retable est sauvegardé par les frères Boisserée. Le retable est transporté en février 1811, à l'initiative de Ferdinand Franz Wallraf et Sulpiz Boisserée, dans la cathédrale de Cologne[3]. D’abord installé dans la chapelle Saint-Jean jusqu'en 1894, il remplace en 1908 le maître-autel baroque dans le chœur de l’église. Il se trouve maintenant dans la nef nord, à l'angle du transept[4],[5].

Plusieurs campagnes de restauration se sont succédé durant les XIXe et XXe siècles[3]. En 1820, puis entre 1834 et 1837 les menuiseries ont été reprises. Une importante restauration est entreprise entre 1859 et 1865. Des sculptures ont été remplacées, et des manquantes complétées, par le sculpteur Christophe Stephan (1797–1864) et après sa mort par son fils Michael qui a repris aussi les peintures[3]. Durant cette campagne, les bustes reliquaires sont remplacés par des bas-reliefs reprenant des scènes de la vie de Jésus.

Lors d'une restauration en 1907-1909, une autre couche de peintures, recouvrant les peintures du milieu du IVe siècle et des alentours de 1400, est mise au jour. Le restaurateur Fridt, chargé des travaux, date cette couche supérieure du début du XIXe siècle (alors qu'elle s'avère être bien antérieure) et recommande son enlèvement complet. Une commission d’experts suit, mais avec quelque réticence, la recommandation du restaurateur. L'enlèvement de la peinture fait apparaître la couche datant de 1400 qui est aussi enlevée en partie. Sur les volets extérieurs, cette couche supérieure de peinture a été presque entièrement enlevée, sur les volets intérieurs par endroits seulement. Comme on craignait aussi la perte de la couche inférieure, les travaux ont été arrêtés. La découverte de la double couche de peintures a alimenté une âpre discussion sur l’authenticité du retable et plus généralement des autres panneaux colonais. Ce n’est que dans les années 1970, lors d'une nouvelle remise en état, que le retable a été définitivement lavé des soupçons sur son authenticité par une analyse approfondie[4],[5]. Les travaux de restauration se poursuivent jusqu'en 1912, et en 1913 les bas-reliefs sont remplacés par les bustes des vierges. Les bas-reliefs, entreposés dans les bâtiments du vicariat des Franciscains, brulent lors d'un bombardement aérien le 28 février 1943[3]. Le retable est transporté, durant la seconde Guerre mondiale, dans le bunker situé dans la tour Nord de la cathédrale, puis retourne en 1969 dans la cathédrale après avoir été entreposé à l’extérieur[3].

Description[modifier | modifier le code]

Le retable est composé d'un caisson et d'une double paire de volets, de sorte que trois ouvertures sont possibles, qui sont effectuées selon l'importance des jours de de l'année. Une partie centrale proéminente contient un tabernacle surmonté d'une niche avec une statuette du Christ bénissant. Elle est visible dans toutes les ouvertures, mais elle était également protégée par un panneau peint dont la découverte et restauration s'est terminée en 2007 seulement.

Le retable a une hauteur de plus de 3 mètres et, quand il est ouvert, mesure plus de 6 mètres de large. Les volets extérieurs sont peints sur toile dans un cadre de bois, les volets intérieurs sont en panneaux de bois. Le caisson central est en bois. La caisson central mesure 334 × 278,5 × 28 cm, le cadre en bois de la paire de volets intérieur est tout aussi épais ; ils mesurent chacun 138 × 280 × 30 cm. Les volets externent sont de dimensions 138 × 282,5 cm sur un fin cadre de bois de 5 cm d'épaisseur.

Retable fermé[modifier | modifier le code]

En position fermée, on voit l'extérieur des deux volets, de part de d'autre d'une proéminence centrale, elle-même composée de deux compartiments superposés. Chacun des deux volets contient six tableaux de personnages, en deux rangées superposées, sur fond rouge tapissé de fleurs stylisées dorées. Sur le volet gauche sont peints, dans la rangées du haut, trois représentant de l’ordre des Franciscains que l'on reconnaît comme tels à leurs vêtements. De gauche à droite il y a Antoine de Padoue en savant, puis Louis d'Anjou, évêque de Toulouse, dont l'origine de la maison d'Anjou est attestée par le blason à ses pieds, enfin François d'Assise, fondateur de l'ordre, montré ici avec ses stigmates et la croix[5]. En dessous trois femmes, à savoir Marie de Magdala avec son récipient à onctions, Élisabeth de Thuringe donnant aux pauvres et Claire d'Assise, fondatrice des clarisses[1]. Sur le volet droit, il y a dans la rangée supérieure Jean-Baptiste portant l’agneau, Nicolas de Myre en évêque et Laurent de Rome tenant le gril de son martyre, en dessous Catherine d'Alexandrie portant la roue du supplice et l'épée, Agnès de Rome, dont l'attribut est l'agneau et sainte Barbe, reconnaissable à la maquette de tour qu'elle porte. Les douze personnages se tiennent debout, légèrement de biais, aux corps faiblement incurvés, minces et élancés, représentants du « style doux » du gothique international. Ils sont séparés par des colonnes simples et surmontés d'arcatures trilobées qui, en leur centre, contiennent leur nom. Au-dessus, un mur en briques vertes ferme chaque panneau.

Retable ouvert[modifier | modifier le code]

Vingt-quatre scènes sont représentées sur les quatre volets.

La rangée haute des volets contient douze petits tableaux sur la Passion du Christ. Ils se lisent de gauche à droite
  • volet extérieur gauche : Mont des oliviers, Baiser de Judas, Christ devant Ponce Pilate
  • volet intérieur gauche : Flagellation, Couronnement d’épines, Portement de croix
  • volet intérieur droit : Descente de croix, Mise au tombeau, Résurrection
  • volet extérieur droit : Christ aux limbes, Christ devant Marie Madeleine, Ascension
La rangée inférieure relate des scènes de la vie de Marie et de l'enfance de Jésus.
  • volet extérieur gauche : Annonciation, Visitation, Sur la route de Bethléem
  • volet intérieur gauche : Marie et Joseph en adoration devant le berceau, L'Annonce aux bergers, Marie et Joseph baignant Jésus
  • volet intérieur droit : Adoration des mages, Présentation au temple, Fuite en Égypte
  • volet extérieur droit : Massacre d’Hérode, Retour d’Égypte, Jésus au temple.

Les fonds sont dorés et décorés de fines guirlandes de feuillages. Dans le panneau représentant Marie et Joseph sur le chemin de Bethléem, c'est l'âne en marche, dont l'on ne voit que la moitié, qui imprime du mouvement à cette scène. Marie, en toute fin de grossesse, s'appuie sur une canne, le regard tourné vers Joseph. Elle n'a aucun autre signe qui fait paraître sa grossesse, elle est vêtue avec élégance et a le port d'une femme du « style doux ». C'est une scène rarement peinte, elle est le pendant de la scène du retour d'Égypte sur le volet opposé où on voit également l'âne, Joseph et Marie, dans la même attitude. Dans ce dernier panneau c'est l'Enfant — qui marche allègrement — le personnage central, alors que le panneau du cheminement vers Bethléem met en avant la confiance intime entre Joseph et Marie[5]. Cette intimité et cette connivence, glorifiant la famille et l'amour des enfants, se retrouve dans la scène du bain donné par les parents à l'Enfant Jésus et dans la Nativité, où le petit Jésus, à peine né, sort de son berceau pour embrasser sa mère.

Retable grand ouvert[modifier | modifier le code]

Lorsque le retable est grand ouvert, ce qui est le cas lors des fêtes les plus importantes, la partie supérieure montre les douze apôtres, figures fines et élancées, à grandes têtes, en vêtements dorés aux nombreux plis. Les niches sont peu profondes et décorées d’un fond doré. Le gable est des plus élaborés, orné de de feuillage ou de fruits, d'arabesques, de rinceaux, montrant l'adresse et la perfection atteintes par les sculpteurs sur bois colonais durant la première moitié du XIVe siècle. La partie inférieure est composée d'une rangée douze vierges parmi les compagnes des saint Ursule. Elles portent dans leurs bustes des ouvertures circulaires, écrins à reliques bien visibles. La rangée inférieure contient un socle où sont conservés, derrière des grillages ouvragés sculptés en bois, d'autres reliques. Les niches plus profondes de la rangée inférieure sont encadrée de fin pilastres bleu et or. Les arcades dans les gables varient d'une niche à l’autre. Elles sont plus récentes. Certaines des compagnes portent, en bas de leur buste, leur nom en écriture rouge sur fond doré. Ces noms sont en partie les noms des premières abbesses du couvent.

Partie centrale[modifier | modifier le code]

La porte du tabernacle montre une représentation de la messe de saint Martin, aussi appelée la seconde charité de saint Martin. D'après la Légende dorée, un jour où Martin se rendait à l'église, il était suivi par un pauvre sans vêtements. Le saint demande à un archidiacre de lui donner des habits. Celui-ci tardant, Martin se déshabille dans la sacristie et donne ses propres vêtements au pauvre. L'archidiacre, qui ignorait que Martin avait donné ses habits, arrive avec quelques hardes. Le saint s'habille avec elles, mais elles ne le couvrent pas entièrement. Il célèbre la messe ainsi vêtu. Au moment de l'élévation de l'hostie, l'assemblée des fidèles voit apparaître une boule de feu qui symbolise la bénédiction divine de la charité du saint. Ce dernier se trouve alors miraculeusement vêtu correctement, voire paré de bijoux et de colliers en or. La représentation colonaise retient le moment où des rayons de feu divin, sortant d'une ouverture dans le ciel, touchent les bras du saint lors de l’élévation de l'hostie. Son acolyte tient dans ses mains les vêtements blancs qui couvraient auparavant le saint.

L’étroit caisson central, visible même lorsque les volets sont fermés, était à l’origine lui-même fermé par un panneau peint sur toile qui représentait dans sa partie inférieure une crucifixion, dans la partie supérieure un homme des douleurs debout dans sa tombe, entouré des instruments de la Passion, les « Arma Christi ». La partie supérieure, que l’on pensait disparue pendant la guerre, a été retrouvée en 2002 dans une chambre du vicariat général de Cologne. L’autre partie avait été repeinte vers 1400. Pendant la restauration de 1907 la couche supérieure a été enlevée presque entièrement. Depuis 1993, et jusqu’à sa restauration finale en août 2007, ce panneau était entreposé dans les services rhénans de restauration[6]. On peut voir le retable avec la porte de protection de la partie centrale sur une photo du Dombauarchiv Köln.

Dos du retable[modifier | modifier le code]

Le dos présente une Trinité verticale dans une mandorle. Elle est entouré du tétramorphe des quatre évangélistes plus grands que le Christ en croix du centre. Le panneau date de 1905[5]. C'est une œuvre du peintre Friedrich Wilhelm Mengelberg (de), le trône de grâces est de son frère Edmund Mengelberg.

Datation[modifier | modifier le code]

Une restauration, entre 1971 et 1982, a permis de distinguer deux périodes dans la réalisation du retable, la première lors de sa création vers 1340-1360, et une deuxième vers 1400. Elles correspondent à deux versions moyenâgeuses de style différent. Environ cinquante ans après sa création, le retable a été entièrement repeint pour une raison inconnue[7]. La nouvelle version ne concerne pas les dorures ni les fonds dorés. L’iconographie générale et la composition initiales sont conservés. La nouvelle peinture est plus colorée, plus généreuse quant aux plis des vêtements, correspondant au style contemporain de l’époque. Lors de la reprise au début du XXe siècle, la première version a été dégagée en partie. Elle est encore visible sur l’ensemble des peintures de l’extérieur des volets, les fonds dorés et les sculptures en bois dont seuls les visages ont été repeints. La différence des styles apparaît nettement dans le panneau de la Visitation qui date de 1340 environ, et de la Présentation au temple, daté de 1400[8]. Parmi les apôtres, sept sont d’origine, deux sont au Schnütgen Museum (en) et sont remplacés par des copies, cinq datent de 1861. Ils ont été sculptés par Christophe Stephan durant la campagne de restauration de 1859-1865[3]. De même neuf des bustes des compagnes d’Ursule sont d’origine, les trois de l’aile gauche sont du XIXe siècle.

Les scènes et gables de l’intérieur de volets extérieurs sont de la première version, les peintures d’architecture et les arcades des gables sont de la deuxième version. Les scènes des volets intérieurs sont aussi de la deuxième version. La plus grande modification se trouve dans l’ «  Adoration des mages » . Une analyse poussée montre que l’enfant n’était pas vêtu pareillement, et que la mère le tient plus proche d’elle[5]. Sa main gauche soutient l'enfant par le bas, alors que dans la version antérieure, elle était posée sur l'épaule de l’enfant[3]. D’autres scènes ont été enrichies de plantes, sans autres compléments. L’ajout d’anges dans les arcades trilobées et d’autres figures rend les scènes plus denses et cohérentes. La scène de l'« Annonce faite aux bergers » est particulièrement riche, avec les bergers aux cornemuses, les animaux, les arbres, et l’ange portant le phylactère de l'annonce. De plus, le haut du gable contient une image du buste de la Vierge à l'enfant assise sur un croissant de lune.

Les études du Klarenaltar interprètent le retable comme une représentation de la « civitas dei », la Jérusalem céleste[9]. La richesse et la solennité vont de l'intérieur du caisson central, tout doré, sculpté, conservant et protégeant les reliques, passant par des panneaux peints colorés et représentant l'enfance et la Passion du Christ, doté d'arcades et de gables peints, jusqu'aux panneaux extérieurs représentant l'autorité des saints protecteurs ou fondateurs de l'ordre.

Galerie[modifier | modifier le code]

  • Panneaux de la saint famille
  • Marie et Joseph baignant Jésus (détail)

  • Jésus se penchant hors de la crèche

  • Adoration des mages, vers 1400

  • Sur le chemin de Bethléem

Notes et références[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Christa Schulze-Senger et Wilfried Hansmann, Der Clarenaltar im Kölner Dom : Dokumentation der Untersuchung, Konservierung und Restaurierung, Worms, Wernersche Verlagsgesellschaft, , 262 p.(ISBN 3-88462-211-0, SUDOC 117678112)
  • Alexandra König, Die Anfänge der Kölner Tafelmalerei, Düsseldorf, Heinrich-Heine Universität, (lire en ligne)— Inaugural-Dissertation
  • Katharina Ulrike Mersch, Soziale Dimensionen visueller Kommunikation in hoch– und spätmittelalterlichen Frauenkommunitäten : Stifte, Chorfrauenstifte und Klöster im Vergleich, Göttingen, V&R unipress GmbH, coll. « Nova Mediaevalia » (no 10), , 514 p.(ISBN 978-3-89971-930-7).

Articles liés[modifier | modifier le code]

Retable des Clarisses grand ouvert : douze apôtres et douze compagnes de saint Ursule entourent l'écrin central.
Retable ouverture des jours de fête : douze scènes de la Passion du Christ et douze scènes de son enfance.
Retable fermé. Volet extérieur droit.
Retable fermé. Volet extérieur gauche.
Retable ouvert, volet droit.
Retable ouvert, volet gauche.
Trois des douze compagnes d'Ursule.
Messe de saint Martin - détail
Dos du retable des Clarisses.
  1. a et bKlarenaltar sur le site bildindex.de.
  2. ↑Mersch 2012, Section IV.2.2 : Die Klarissen in St. Klara in Köln, p. 256-279.
  3. a, b, c, d, e, f, g et hSchulze-Senger et Hansmann 2005.
  4. a et bKönig 2001, p. 126.
  5. a, b, c, d, e et f(de) Birgit Lambert, « Klaren-Altar », Bedeutende Werke, Der Kölner Dom.
  6. ↑« Kölner Dom: Altartafeln kehren nach mehr als 100 Jahren zurück », Aachener Zeitung, .
  7. ↑König 2001, p. 130-131.
  8. ↑Schulze-Senger et Hansmann 2005, p. 32.
  9. ↑König 2001, p. 132-134.

See also: Postdoctoral research

Habilitation defines the qualification to conduct self-contained university teaching and is the key for access to a professorship in many European countries. Despite all changes implemented in the European higher education systems during the Bologna Process, it is the highest qualification level issued through the process of a university examination and remains a core concept of scientific careers in these countries.[1]

The degree is conferred for a habilitation thesis based on independent scholarship, which was reviewed by and successfully defended before an academic committee in a process similar to that of a doctoral dissertation. In some countries, a habilitation degree is a required formal qualification to independently teach and examine a designated subject at the university level.

History and etymology[edit]

The term "habilitation" is derived from the Medieval Latinhabilitare, "make suitable, fit" from Classical Latinhabilis "fit, proper, skillful". The degree developed in Germany in the seventeenth century (c. 1652).[2] Initially, habilitation was synonymous with "doctoral qualification". The term became synonymous with "post-doctoral qualification" in Germany in the 19th century "when holding a doctorate seemed no longer sufficient to guarantee a proficient transfer of knowledge to the next generation".[3] Afterwards, it became normal in the German university system to write two doctoral theses, the inaugural thesis (Inauguraldissertation), completing a course of study, and the habilitation thesis (Habilitationsschrift), which opens the road to a professorship.[4]

Prevalence[edit]

Habilitation qualifications exist in France (Habilitation à diriger des recherches, "accreditation to supervise research", abbreviated HDR), Switzerland, Germany (Priv.-Doz. and/or Dr. habil.), Poland (dr hab., doktor habilitowany), Austria (formerly Univ.-Doz., now Priv.-Doz.), Egypt (العالمية Ālimiyya/Al-Azhar), Denmark (dr. med./scient./phil.), Italy (Abilitazione scientifica nazionale, since 2012), Bulgaria, Portugal (Agregação), Romania (abilitare), the Czech Republic, Finland (Dosentti/Docent), Slovakia, Sweden (Docent), Hungary, Latvia (Dr. habil.), Slovenia, Greece (υφηγεσία, υφηγητής), Armenia, Azerbaijan, Lithuania (Habil. dr.; currently abolished and no longer conferred, but those who have earned the degree earlier will use it for lifetime), Moldova, Kyrgyzstan, Kazakhstan, Uzbekistan, Ukraine, Belarus, and Russia (Doktor nauk).[citation needed] A similar concept known as livre-docência exists in some private universities in Brazil, and in the three state universities of the state of São Paulo, where it is a pre-requisite of full professorship.[citation needed], as well as at the Federal University of São Paulo (UNIFESP).

Process[edit]

A habilitation thesis can be either cumulative (based on previous research, be it articles or monographs) or monographical, i.e., a specific, unpublished thesis, which then tends to be very long. While cumulative habilitations are predominant in some fields (such as medicine), they have been, since about a century ago, almost unheard of in others (such as law).

The level of scholarship of a habilitation is considerably higher than for a doctoral dissertation in the same academic tradition in terms of quality and quantity, and must be accomplished independently, without direction or guidance of a faculty supervisor.[5][6] In the sciences, publication of numerous (sometimes ten or more)[7] research articles is required during the habilitation period of about four to ten years. In the humanities, a major book publication may be a prerequisite for defense.[citation needed]

It is possible to get a professorship without habilitation, if the search committee attests the candidate to have qualifications equaling those of a habilitation and the higher ranking bodies (the university's senate and the country's ministry of education) approve of that. However, while some subjects make liberal use of this (e.g., the natural sciences in order to employ candidates from countries with different systems and the arts to employ active artists), in other subjects it is rarely done.

The habilitation is awarded after a public lecture, to be held after the thesis has been accepted, and after which the venia legendi (Latin: "permission to read", i.e., to lecture) is bestowed. In some areas, such as law, philosophy, theology and sociology, the venia, and thus the habilitation, is only given for certain sub-fields (such as criminal law, civil law, or philosophy of science, practical philosophy etc.); in others, for the entire field.

Although disciplines and countries vary in the typical number of years for obtaining habilitation after getting a doctorate, it usually takes longer than for the American tenure. For example, in Poland, the statutory time for getting a habilitation (traditionally, although not obligatorily, relying on a book publication) is eight years. Theoretically, if an assistant professor does not succeed in obtaining habilitation in this time, s/he should be moved to a position of a lecturer, with a much higher teaching load and no research obligations, or even be dismissed. In practice, however, on many occasions schools extend the deadlines for habilitation for most scholars if they do not make it in time, and there is evidence that they are able to finish it in a near future.

France[edit]

See also: Doctorate § France, and Agrégation

The degree of Docteur d'État (State doctor; abbreviated "DrE") or Doctorat d'État (State doctorate), called Doctorat ès lettres (Doctor of Letters) before the 1950s,[8] formerly awarded by universities in France had a somewhat similar purpose. Following the submission of two theses (primary thesis, thèse principale, and secondary thesis, thèse complémentaire) to the Faculty of Letters at the University of Paris, the doctoral candidate was awarded the Docteur d'État.[8]

In 1984, Docteur d'État was replaced by the Habilitation à diriger des recherches. The award of the French Habilitation is a general requirement for supervising PhD students and applying for Professeur position. This requirement does not apply to the members of Directeur de Recherche corps who are assimilated to Professeur by the French Conseil National des Universités (CNU),[9][10] Depending on the field, it requires consistent research from 3 to 10 years after appointment, and a substantial amount of significant publications. Contributions in administration, course organisation can compensate for a less substantial research dossier in some rare cases as the evaluation is primarily done by external and often foreign referees.

Germany[edit]

See also: Doctorate § Germany, and § History and etymology

In order to hold the rank of Full Professor within the German system, it is necessary to have attained the habilitation or "habilitation-equivalent achievements" that can be demonstrated by leading a research group, being a Junior Professor, or other achievements in research and teaching. The habilitation is thus a qualification at a higher level than the German doctoral degree awarded during Promotion. It is usually earned after several years of independent research, either "internally" while working at a university in a position as a Wissenschaftlicher Assistent ("scientific assistant", a position equivalent to assistant professor when filled by a doctorate-holder) or Akademischer Rat (academic councilor) or "externally" as a practitioner such as high school teacher, lawyer, etc.

Only those candidates receiving the highest or second-highest grade for their doctoral thesis are encouraged to proceed to the habilitation. Since 2006, in some federal states of Germany, there have been new restrictions by the federal laws regarding the degree of the doctoral thesis which allow only excellent candidates to enter the process of Habilitation.

Once the habilitation thesis (Habilitationsschrift) and all other requirements are completed, the candidate (called Habilitand in German) "has habilitated himself" and receives the degree "Dr. habil." (with the specification, such as "Dr. rer. nat. habil."). It depends on the state or on the university whether the Habilitation counts de jure as an additional doctorate separate from the original one (in which case he would be a "Dr. rer. nat. Dr. rer. nat. habil.").

A distinct procedure, but a formality after completing the habilitation, is officially receiving the venia legendi, Latin for "permission for lecturing", or the ius docendi, "right of teaching" a specific academic subject at universities for a lifetime. Someone in possession of the venia legendi but not any professorship is called a Privatdozent (for men) or Privatdozentin (for women), abbreviated PD or Priv.-Doz.. The status as a Privatdozent requires doing some teaching even in order to keep up the title (Titellehre or titular teaching).

Note that the distinction "Dr. habil." is almost never used together with "Privatdozent", as it is implied therein, and only rarely with "Professor", in which it used to be implied.

Austria[edit]

In Austria the procedure is currently regulated by national law (Austrian University Act UG2002 §103[11]). The graduation process includes additionally to the sub-commission of the senate (including students representatives for a hearing on the teaching capabilities of the candidate) an external reviewer. Holding a Habilitation allows academics to do research and supervise (PhD, MSc, ...) on behalf of this university. As it is an academic degree, this is even valid if the person is not enrolled (or not enrolled anymore) at this institution - "Habilitation ad personam". Appointment to a full professorship with an international finding commission includes a "venia docendi" (UG2002 §98(12)) which is restricted to the time of the appointment (UG2002 §98(13))—Habilitation ad positionem.

While the Habilitation ensures the rights of the independent research and the supervision, it is on behalf of the statute of the universities to give those rights also to, e.g., associate professors without Habilitation. Currently the major Austrian universities do that only for master’s level students, but not for PhD programs.[12][13][14]

Equivalent degrees[edit]

The Doctor of Science in Russia and some other countries formerly part of the Soviet Union or the Eastern bloc is equivalent to a Habilitation. The cumulative form of the habilitation can be compared to the higher doctorates, such as the D.Sc. (Doctor of Science), Litt.D. (Doctor of Letters), LL.D. (Doctor of Laws) and D.D. (Doctor of Divinity) found in the UK, Ireland, and some Commonwealth countries, which are awarded on the basis of a career of published work. However, higher doctorates from these countries are often not recognized by any German state as being equivalent to the habilitation.[15]

Furthermore, the position or title of an Associate Professor (or higher) at a European Union-based university is systematically translated into or compared to titles such as Universitätsprofessor (W2) (Germany), førsteamanuensis (Norway), or Doctor hab. (Poland) by institutions such as the European Commission Directorate-General for Research,[16] and therefore usually implies the holder of such title has a degree equivalent to habilitation.

Debate[edit]

German debate about the habilitation[edit]

In 2004, the habilitation was the subject of a major political debate in Germany. The former Federal Minister for Education and Science, Edelgard Bulmahn, aimed to abolish the system of the habilitation and replace it by the alternative concept of the junior professor: a researcher should first be employed for up to six years as a "junior professor" (a non-tenured position roughly equivalent to assistant professor in the United States) and so prove his/her suitability for holding a tenured professorship.

Many, especially researchers in the natural sciences, as well as young researchers, have long demanded the abandonment of the habilitation as they think it to be an unnecessary and time-consuming obstacle in an academic career, contributing to the brain drain of talented young researchers who think their chances of getting a professorship at a reasonable age to be better abroad and hence move, for example, to the UK or USA. Many feel overly dependent on their supervising Principal Investigators (the professor heading the research group) as superiors have the power to delay the process of completing the habilitation. A further problem comes with funding support for those who wish to pursue a habilitation where older candidates often feel discriminated against, for example under the DFG's Emmy-Noether programme. Furthermore, internal "soft" money might be only budgeted to pay for younger postdoctoral scientists. Because of the need to chase short-term research contracts, many researchers in the natural sciences apply for more transparent career development opportunities in other countries (e.g., in the UK, which provides more funding for senior postdoctoral positions, more lectureships (assistant professorships), many more third-party fellowship funding opportunities including the 5-year RCUK fellowship and Value in People awards, no academic culture of age discrimination, and also the postgraduate (postdoctorate) diplomas in Higher Education and Learning & Research/Academic Development). In summary, a peer-reviewed demonstration of a successful academic development and international out-look is considered more than compensation for an habilitation where there is evidence of grant applications, well-cited publications, a network of collaborators, lecturing and organisational experience, and experience of having worked and published abroad.

On the other hand, amongst many senior researchers, especially in medicine, the humanities and the social sciences, the habilitation was—and still is—regarded as a valuable instrument of quality control (venia legendi) before giving somebody a tenured position for life.

Bavaria, Saxony and Thuringia, three states with conservative governments, filed suit at the German Constitutional Court against the new law replacing the habilitation with the junior professor.[17] The Court concurred with their argument that the Bundestag (the federal parliament) cannot pass such a law, because the German constitution explicitly states that affairs of education are the sole responsibility of the states and declared the law to be invalid in June 2004. In reaction, a new federal law was passed, giving the states more freedom regarding habilitations and junior professors. The junior professor has since been legally established in all states, but it is still possible—and encouraged—for an academic career in many subjects in Germany to pursue a habilitation.

References[edit]

  1. ^Weineck SB, Koelblinger D, Kiesslich T (2015). "Medizinische Habilitation im deutschsprachigen Raum" [Medical habilitation in German-speaking countries]. Der Chirurg (in German). 86 (4): 355–65. doi:10.1007/s00104-014-2766-2. PMID 25047266. 
  2. ^Arguably one of the earliest German habilitation holders is Erhard Weigel (Dr. phil. hab., Leipzig, 1652, according to the Erhard Weigel GesselschaftArchived 14 November 2016 at the Wayback Machine.).
  3. ^Christian Fleck, Sociology in Austria, Palgrave Macmillan, 2015.
  4. ^Carl Brockelmann, History of the Arabic Written Tradition, Volume 1, BRILL, 2016, p. vii.
  5. ^"Habilitationsordnung (Laws and regulations of the Ruhr-Universität Bochum, Germany)"(PDF) (in German). ruhr-uni-bochum.de. Archived from the original(PDF) on 14 October 2009. 
  6. ^"PhD and Postdoc". fu-berlin.de. 
  7. ^"A guide to documentation on habilitation and professorship procedures at the Faculty of Medicine of Masaryk University in Brno". Masaryk University in Brno. Retrieved 17 April 2013. 
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